 | La reconstruction de l'hymen doit-elle donner droit à un remboursement par l'assurance maladie?
Pour la sénatrice - et féministe - Anne Marie Lizin (PS) la réponse est clairement "non!"-
Dans une question parlementaire au ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke, elle qualifie cette pratique (ainsi que la déllvrance par certains hôpitaux de preuves de virginité) d'un commerce inacceptable sous le couvert d'une tolérance culturelle et religieuse déplacée.
On peut comprendre son point de vue. L'Etat se rend compilce des pères et maris qui exigent des jeunes filles la virginité avant le mariage, niant l'une de leurs libertés fondamentales celle de disposer de leur propre corps.
Mais la reconstruction d'hymen est souvent réclamée par des jeunes filles en détresse et l'intervention chirurgicale constitue pour elles la seule issue pour éviter les violences physiques ou l'exclusion sociale.
Déchiré entre des pratiques d'un autre âge et la nécessité d'aider des patientes en détresse; Vandenbroucke n'hésite pas et accorde son soutien, et donc le remboursement Inami, aux jeunes femmes dépucelées.
L 'Inami n'a pas prévu heureusement de code de nomenclature spécifique pour la reconstruction de l'hymen. Mais il est considéré comme de la chirurgie plastique du vagin et de la vulve et donne droit à un remboursement de 3.337 F.
Une aide d'urgence en quelque sorte, qui ne dispense pas de se battre pour que les droits des femmes soient respectés partout et par tous, sans excuses fallacieuses
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