"Je me limite volontairement aux instruments du sud, aux instruments méridionaux de
style français, espagnol, italien. Je ne fais plus d'instruments nord-allemands. Il y en a
d'autres qui font cela beaucoup mieux que moi." déclare le facteur bruxellois.
Ce qui l'attire dans l'esthétique méridionale ? "Une question de tempérament, d'atomes
crochus, de sonorités ! J'ai découvert l'orgue italien en Istrie où j'ai donné des cours pour
les Jeunesses musicales. Puis, j'ai découvert l'orgue espagnol et je l'ai trouvé encore plus
passionnant." répond-il.
Son inspiration, elle remonte au 18e siècle mais Patrick Collon se défend de construire
des pastiches ou des copies. Ses orgues sont de vraies créations même s'il ne cache pas
son admiration pour des organiers tels Robustelly, Clicquot, Silbermann...
"J'ai énormément de respect pour Silbermann qui est un tout grand maître. Il se limite à trois ou quatre modèles mais c'est son instrument, sa sonorité. C'est un peu dans cet esprit que j'essaye de travailler. Comme je joue beaucoup d'orgue, surtout pendant les périodes d'harmonisation, je connais aussi la finalité de l'instrument. C'est très important."
Suite : Un échange perpétuel
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