Désormais,
la Basilique Notre Dame de Tongres abritera deux orgues : le premier datant de
1750 et signé "Le Picard", le second, 247 ans plus jeune, construit
par la manufacture Thomas de Ster-Francorchamps.
Actuellement, l'orgue Le Picard fait l'objet de toute l'attention de l'équipe d'André Thomas. Sa restauration est en cours et devrait être terminée pour l'an 2000. Entretemps, il fallait, à l'édifice religieux et à l'équipe qui en anime les rendez-vous concertants, l'asbl "Les amis de l'orgue Le Picard"(*), un instrument. Décision a, dès lors, été prise de passer commande d'un orgue inspiré de Gottfried Silbermann.
La manufacture Thomas a construit un instrument qui, par sa composition et sa taille, correspond aux petits instruments de Silbermann et plus précisément celui de Conradsdorf, datant de 1714. Le buffet, quant à lui, construit en chêne de Bourgogne, est une création de la manufacture de Ster-Francorchamps.
Cet orgue de choeur comprend un sommier, restauré et datant du 19e siècle, construit conformément aux principes des sommiers classiques à laies, à gravures et registres coulissants. Sa console, placée en fenêtre dans le massif du meuble, comprend un clavier manuel de 54 touches, recouvertes d'os pour les naturelles, en ébène pour les dièses. La mécanique du clavier est du type "suspendu". La soufflerie, dont les porte- vents sont en Orégon, est installée dans le soubassement de l'orgue. Orgue équipé d'un Tremblant doux (système Dom Bedos) commandé manuellement par un tirant à la console.
Le tempérament choisi est le Krimberger III et l'esthétique de l'orgue est favorable au répertoire des compositeurs allemands actifs à l'époque de Gottfried Silbermann. L'instrument comporte sept jeux : Gedackt 8', Principal 4', Rohrflöte, Sesquialtear II, Octava 2', Quinta 1 1/3 (basse et dessus), Mixtur III 1'.